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Le Quotidien des enfants Malgaches

Le Quotidien des enfants Malgaches

Le Quotidien des enfants Malgaches

 

L’éducation, c’est l’avenir !

Tiana, fondatrice de l’Association de Zazany Madagascar raconte son vécu, son enfance quand elle vivait encore à Madagascar. Elle a vécu dans la pauvreté comme des millions d’enfants qui vivent aujourd’hui la situation de la pauvreté à Madagascar. C’est pourquoi, elle a créé cette association afin d’être actrice du changement pour son pays natal, et faire quelques choses pour l’avenir de ces enfants.

Tiana raconte :

« L’éducation, c’est l’avenir ! »  l’on ne cessait de nous la répéter durant notre enfance, avec ma soeur. Je ne comprenais pas la signification de cette phrase mais « ok j’acceptais ».
 
Quand j’étais petite, notre école se trouvait très loin de la maison. Les transports en commun n’existaient pas et quand bien même, on n’aurait pas eu les moyens de se les payer. Alors on faisait des kilomètres à pieds nus pour se rendre à l’école. J’étais en primaire et ma sœur en maternelle. Vu le nombre d’élèves dans notre école, avec le manque de salles de classes et instituteurs, j’imagine, une partie des élèves allaient à l’école le matin et une autre partie l’après-midi. Par exemple, lorsque ma sœur et moi étions de l’après-midi, mon grand frère était du matin.

Sur le chemin de l’école Primaire d’Idanda à Fianarantsoa, on devait traverser un pont puis un chemin de fer. Ce pont bougeait, abîmé par le temps et non entretenu. Malgré la peur de tomber dans le vide à chaque fois qu’on traversait ce pont, nous étions tout de même contentes d’aller à l’école parce que, « l’Ecole c’est l’avenir, ce sera votre seul héritage dans la vie » nous disait.

Je suis issue d’une famille pauvre et modeste, de parents divorcés. Par conséquent, manger trois fois par jour était un luxe et surtout avoir de la viande dans son assiette était rare.  Il nous arrivait que trop souvent, de n’avoir rien dans le ventre alors que l’heure d’aller à l’école approchait.
 
Un jour, nous avions tellement faim que nous n’avions plus la force de nous rendre à l’école. Couchées sur notre lit, affaiblies par la faim, ma grand-mère paternelle se précipitait vers nous. La famille de mon père habitait juste dans la maison mitoyenne à la nôtre. Elle était  au courant que nous n’étions  pas parties à l’école car nous avions beaucoup trop faim, elle était donc venue nous motiver pour que nous partions en nous promettant de nous livrer à manger (le livreur c’était notre frère)
 

Alors que nous traînions et pas du tout motivées, ma grand-mère (paix à son âme) nous suppliait : « Allez à l’école, mes chéries, je vais trouver de l’argent et vous ferai livrer du pain composé (c’est du pain aux achards de légumes) par votre frère, à l’heure de la récréation. » J’ai vu dans ses yeux son envie que nous réussissions, alors j’ai mis ma petite sœur sur mon dos et nous nous sommes mises en route pour l’école. Nous étions en classe mais la concentration n’était pas au rendez-vous lorsque le ventre est vide. Quand la sonnerie retentit, nous nous dépêchions  de sortir de la classe pour attendre mon grand frère. Nous guettions son arrivée avec impatience. Nous savourions ce sandwich que nous trouvions délicieux à chaque bouchée. Nous avons connu ces périodes bien de nombreuses fois. Mais parfois, quand ma grand-mère ne trouvait pas  d’argent pour nous acheter des sandwichs parce qu’elle avait aussi beaucoup de bouches à nourrir, et bien nous nous résignons…

Cet état de fait, des millions d’enfants malgaches le vivent encore aujourd’hui. 

 
Une fois, j’avais tellement faim que je cherchais tous les moyens de trouver de l’argent pour acheter un oeuf dur chez le commerçant : j’avais vendu toutes mes robes pour pas très chères pour assouvir la faim qui me rongeait  …Il y a des scènes comme ça qui vous marquent à jamais et qui ne quittent pas votre esprit malgré le temps qui passe. Aujourd’hui j’ai créé cette association humanitaire pour aider les enfants à sortir de la zone de la pauvreté en les accompagnant vers l’autonomie, parce que à mon époque, j’aurai aimé qu’une association puisse  nous aider. 
 
Aujourd’hui à Madagascar, il y a encore beaucoup d’enfants qui se rendent à l’école le ventre vide ou contraint de sortir du système scolaire pour aller travailler dès leur jeune âge pour aider la famille, ou vagabonder à la décharge pour chercher ce que l’on peut vendre afin de manger.  
 

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👉 Le parrainage permet à un enfant de bien grandir, d’étudier dans de bonnes conditions et de voir évoluer votre filleul grâce à vous. 
👉Faire un don permet aux enfants en difficultés d’avoir une bonne éducation afin de devenir des adultes autonomes.

La Solidarité avec les enfants défavorisés Malgaches pour l’éducation.

 
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